Cacophonie bien orchestrée autour du droit de grève à l’école. Faire du bruit à droite pour attaquer à gauche ...

Publié le par geubeul1

Le gouvernement Fillon, tout en essayant de calmer le jeu vis-à-vis des syndicats dans la perspective de la prochaine rentrée scolaire, assume pleinement le scénario d'une future extension du service minimum à l'Education nationale.
La bataille est idéologique, affirme-t-on de toutes parts, et s’engage sur des mensonges :
-L’école laisserait les élèves sur le trottoir les jours de grève ? Faux, rappellent les syndicats. 
Dans le second degré, les chefs d’établissement ont déjà obligation d’accueillir les élèves.
Dans le
1er degré, le préavis de grève est d’usage répandu et permet aux parents de s’organiser.
Enfin, si beaucoup d’écoles n’accueillent finalement pas les enfants les jours de mobilisation, c’est auprès des mairies qu’il faut s’en plaindre, quand les textes stipulent que ce sont elles qui ont la responsabilité d’assurer cet accueil.
Mais l'idée est rentrée dans les têtes des vacanciers, et le mois d'Août laissera loisir de présenter les contribuables devant le fait accompli... .

Conclusion ? Ce qui est attaqué sur le fond, c’est le droit de grève, affirme-t-on de toute part.
« En 1995, une grande mobilisation nationale était partie des transports. En 2003, le mouvement avait démarré de l’éducation, rappelle Gérard Aschiéri. Je ne peux m’empêcher de penser que l’on cherche aujourd’hui à casser les pattes des trublions. » 
Dont un, au moins, a des raisons de s’agiter, quand le budget 2008 pourrait entériner la suppression de 17 000 postes dans l’éducation nationale.

 

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Publié dans fils2prof

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