1905 une loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat qui pour le président a fait souffrir :

Publié le par geubeul1

"-Je sais les souffrances que sa mise en œuvre a provoquées en France chez les catholiques, chez les prêtres, dans les congrégations, avant comme après 1905." 
C'est ainsi que le président attaque le thème de la laïcité française devant des catholiques en transe devant leur nouveau Clovis. 
Mais il met en relation la loi garantissant la laïcité à un concept de liberté toute particulière. Pour lui il s’agit surtout d’une « liberté de ne pas être heurté dans sa conscience par des pratiques ostentatoires, »
 
Comme à la rentrée de 2004, après la défaite des profs contre la 1° réforme des retraites, le gouvernement de l’époque nous sortit de son chapeau, une petite lutte d’arrière cour : le port du foulard à l’école.
Après une petite campagne de presse ( à la loft story) une atmosphère digne de celle de 1930 en Allemagne fut montée. L’objectif était de défendre Dame laïcité des attaques fourbes de ces « salauds de musulmans ».
Trop content d’avoir un truc à faire pour oublier un peu leur avenir hypothèqué et de pouvoir faire copain-copain avec leurs collègues qui avaient refusé de faire grève, une majorité de professeur mais aussi de bon français prirent les armes contre la menace que représentaient les gamines.
Le président donne donc de ce fait un os à ronger aux laïcards et aux professeurs et autres fonctionnaires ( sans doute en prévision de fin janvier) :
« . Et c’est pourquoi le peuple français a été aussi ardent pour défendre la liberté scolaire que pour souhaiter l’interdiction des signes ostentatoires à l’école. » 
Rappelons que si ces signes ostentatoires concernent toutes les religions pour le bouffeur de curé pris d’une crise de schizophrénie ; pour les Curés et autres gobeurs d’hostie plus que favorables à la même loi l’objectif visé était les barbus.
 
Après un passage poignant sur le sacerdoce de président, il nous rappelle qu’il a besoin que «que sa réflexion et sa conscience soient éclairées notamment par des avis qui font référence à des normes et à des convictions libres des contingences immédiates.».
Et que ce fait il appelle de ses vœux à  «l’avènement d’une laïcité positive, c’est-à-dire une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout» 
 
Et pour préparer un avenir radieux avec un Famas à la main, notre président pense tout naturellement aux gentils instituteurs et surtout aux gentils instituteurs catholiques. Car :dans « la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »
Non content de nous sortir des poncifs sur le sacerdoce de la profession, le président raterait-il le coche ? Le corps des instituteurs tendraient à ne plus exister puisque la dénomination officielle est : professeur des écoles.
Cette dérive sémantique n’est pas le fruit du hasard, ni une erreur de son scribe ( l’article est d’un dominicain qui s’appelle Philippe Verlin ) mais est une pierre de plus à la construction du futur mur entre les gentils et les méchants.
Depuis le XIX° siècle on utilise la propagande para-militaire afin de préparer les futurs troupes de soldat à mourir en chantant.
 Hors la meilleure méthode de formatage étant de prendre les petits écoliers dès le berceau, l’utilisation des instituteurs (les hussards noirs) a été le principe même de la création de ce corps.
Cette cheville ouvrière elle-même formaté aux normes guerrières  fut le meilleur moyen d’avoir des troupes fraîches tous les 10 ou 20 ans : (1870 ; 1914 ; 1939, 1954,1964).
 Et oui la république fait fi de ses mots d’ordre « liberté égalité fraternité » quand ça arrange les industriels aux pouvoirs mais elle les ressort pour engluer les gauchistes et autres anti-curés dans des contradictions et des normes bourgeoises et ainsi les empêcher d’agir ou de réfléchir.
 
(Rappelons que parmi les rangs des instituteurs, il y avait un grand nombre d’ancien combattant ; ainsi ceux de l’ancienne guerre préparaient ceux de la prochaine)…
 
Et dans le même discours, le président nous propose tout de go notre prochaine guerre « des civilisations». Il nous montre de la crosse : le bassin méditerrannéen , enfin surtout sa partie sud « Dans cette partie du monde où les religions et les traditions culturelles exacerbent souvent les passions, où le choc des civilisations peut rester à l’état de fantasme ou basculer dans la réalité la plus tragique, nous devons conjuguer nos efforts pour atteindre une coexistence paisible, respectueuse de chacun sans renier nos convictions profondes, dans une zone de paix et de prospérité. Cette perspective rencontre, me semble-t-il, l’intérêt du Saint-Siège» 
 
«Depuis toujours, la France rayonne à travers le monde par la générosité et l’intelligence. C’est pourquoi elle a besoin de catholiques pleinement chrétiens, et de chrétiens pleinement actifs. La France a besoin de croire à nouveau qu’elle n’a pas à subir l’avenir, parce qu’elle a à le construire.
«Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue inter-religieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance.» 
 

Publié dans fils2prof

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