Portant déjà sur leurs épaules la violence la délinquance et les fraudes multiples au Assedic, le pauvre se soigne
mal !!!
suite à une enquête menée entre 2002 et 2003 sur les soins médicaux, l’INSEE confirme les inégalités d’accès aux soins pour les ménages les
plus démunis.
En pleine vote du budget de la Sécurité sociale par l’Assemblée (les franchises
médicales) une enquête tombe : menée entre 2002 et 2003 auprès de 40 000 personnes, confirme les inégalités d’accès aux soins dont souffrent les ménages les plus
pauvres.
Loin de démontrer que les enfants sales et méchants ne sont jamais malades, cette étude montre que le
pauvre et son rejeton consultent peu les médecins généralistes, encore moins les spécialistes, 21 % des moins de cinquante ans n’ont pas consulté contre 17 % pour le reste de la
population du même âge. Mais quand ils consultent « c’est souvent au moment où la pathologie est déjà grave », précise Thibaut de Saint Pol, sociologue à
l’INSEE.
Côté pathologies spécifiques, ce sont les caries qui arrivent en tête. 11 % des plus pauvres
souffrent de caries contre 6 % du reste de la population. Idem pour les enfants des ménages les plus modestes : ils sont moins nombreux à bénéficier d’un suivi en orthodontie (6 %
contre 10 % des autres enfants) et ils ont également plus de caries, 6 % contre 2 %. L’asthme affecte davantage ces enfants, 6 % contre 4 %. Les rhumatismes, les varices,
les maladies ostéo-articulaires, l’arthrose ou les maux de dos sont également plus répandus.
Mais paradoxalement, les plus pauvres sont moins nombreux à déclarer certaines pathologies courantes, comme notamment les problèmes
de vue. 51 % déclarent au moins une maladie de l’oeil ou de la myopie et de l’hypermétropie, contre 60 % du reste de la population. Mais cet écart n’ est pas dû à une plus grand
vigueur ophtalmique mais à un sous-diagnostic lié à une moindre consultation chez le médecin.
Résultat, l’accès à la prévention est très inégalitaire : parmi les femmes de quarante ans appartenant à des ménages modestes,
34 % n’ont jamais réalisé de mammographie contre 19 % des autres femmes.
On ne sera pas surpris d’apprendre enfin que 22 % des individus à faibles revenus n’ont pas de complémentaire santé et que
faute d’information, les plus pauvres ne demandent pas toujours à bénéficier de la CMU, tandis que d’autres n’y ont pas droit, leurs ressources étant de peu supérieures au plafond requis pour
l’affiliation. Pour autant et il est bon de le rappeler, les plus pauvres ne creusent pas le trou de la Sécurité sociale, car leur consommation médicale est plus faible que celle du reste de la
population.
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